Histoire de la toxine botulique

La découverte de la toxine botulique remonte au 19ème siècle

Histoire de la toxine botulique

Histoire de la toxine botulique : la découverte du botulisme

 

Au XIXème siècle dans le duché du Wurtemberg (au sud ouest de l’Allemagne actuelle) un nombre croissant d’empoisonnements alimentaires ont alerté les autorités locales. Ceux-ci étaient liés à des problèmes d’hygiène dans la préparation de charcuteries artisanales et plus particulièrement le boudin noir. Justinus Kerner (poête et médecin) décrit pour la première fois cette maladie et lui donne son nom.

En 1870 un autre médecin allemand (Müller) renomme cette maladie de Kerner en « botulisme », du latin « botulinus » (boudin), en raison de son origine.

En 1895 la bactérie responsable du botulisme est identifiée : elle est logiquement nommée « bacillus botulinus« .

En 1923 celle-ci est classée dans le genre « clostridium » d’où l’appellation « clostridium botulinum« .

Entre 1910 et 1970 sept types de toxines sont identifiées.

 

Histoire de la toxine botulique : l’utilisation en médecine

 

– Durant la seconde guerre mondiale les Etats Unis effectuent des recherches sur cette toxine pour en faire une arme bactériologique. C’est un chercheur, le Dr Schantz, qui est le premier à purifier la toxine (substance toxique élaborée par cette bactérie) : la toxine de Schantz.

– Dans les années 1970 Alan Scott, ophtalmologisme de San Francisco, à l’idée d’utiliser cette toxine pour traiter le strabisme de l’enfant. Elle permet en effet de relâcher certains muscles hyperactifs situés autour de l’oeil.

C’est un autre ophtalmologiste, le Dr Carruthers au Canada, qui observera qu’une patiente traitée pour un blépharospasme (contractions involontaires au niveau de la paupière) présentait moins de ride au niveau de la glabelle (entre les sourcils). Avec son époux dermatologue ils présentent les premières utilisations de la toxine botulique à visée esthétique pour le traitement des rides du visage (1990).

 

– Depuis 2002 aux Etats-Unis et 2003 en France la toxine possède une AMM (Autorisation de Mise sur le Marché) pour le traitement des rides de la glabelle (ou ride du lion, entre les sourcils). En novembre 2013 cette AMM a été étendue au traitement des rides de la patte d’oie (partie externe des yeux). En France le Botox est utilisé à des fins thérapeutiques (traitement de maladies comme le strabisme) tandis que les autres appellations (Vistabel, Bocouture, Dysport, etc) sont utilisées à visée esthétique (rides du visage). Il s’agit de la même molécule mais les quantités présentes dans les flacons à but esthétique sont moins importantes.

Durant cette période l’utilisation de la toxine botulique à visée esthétique a connu un essor phénoménal : pour en avoir une idée il faut savoir que le principal fabricant de toxine botulique a vendu plus de 20 millions de flacons dans le monde …

 

Ainsi les premières utilisations de la toxine botulique pour le traitement de pathologies médicales à plus de 40 ans et son utilisation à visée esthétique (traitement des rides) à débuté il y a quasiment 25 ans. Actuellement les injections sont réalisées de façon tout à fait habituelle au sein du cabinet médical à Montpellier, dans les locaux de l’ICEM.

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