Correction de cicatrices

Présentation de la correction de cicatrice à Montpellier

Il convient de savoir que lorsqu’une intervention chirurgicale amène à traverser la peau, quelle que soit la technique utilisée pour recoudre celle-ci, elle se réparera en laissant une cicatrice qui ne peut pas disparaître totalement.

Les seules agressions infligées à la peau qui disparaissent sans laisser aucune cicatrice sont celles qui ne concernent que la partie la plus superficielle de la peau à savoir l’épiderme.

Dès qu’une incision traverse le derme, c’est-à-dire la partie profonde de la peau, et quelle que soit la qualité du chirurgien et des soins par lui prodigués, le geste chirurgical laissera derrière lui une cicatrice qui, certes, ira en s’atténuant, devenant plus ou moins discrète, mais jamais totalement invisible.

Il est impossible de faire disparaître complètement une cicatrice, que ce soit par la chirurgie ou par tout autre moyen (pommades, tatouages, peeling, laser…).

Le but d’une reprise chirurgicale est la correction de cicatrice « vicieuse » (présentant un vice, une anomalie) par une nouvelle cicatrice que l’on espère moins gênante et plus discrète.

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Principe de la correction de cicatrices

Dans les cas les plus simples de correction de cicatrice, il suffit d’exciser la cicatrice défectueuse et de refermer avec une technique de suture parfaite pour espérer obtenir une nouvelle cicatrice plus discrète.

Souvent, la correction de cicatrice nécessite d’avoir recours à un tracé d’incision spécial visant à « briser » l’axe principal de la cicatrice initiale, à réorienter au mieux la cicatrice en fonction des lignes de tension naturelles de la peau, et à diminuer ainsi la tension exercée sur les berges de la plaie.

Pour les cicatrices très étendues, plusieurs techniques peuvent être employées, seules ou en association :

  • Excision en plusieurs fois, permettant à la peau de se détendre entre deux temps opératoires (principe dit des « exérèses itératives »)
  • Greffe de peau prélevée sur une autre région
  • Injection de graisse pour assouplir les tissus et diminuer l’impact des rétractions cicatricielles
  • Plastie locale, avec déplacement d’un lambeau de peau avoisinant afin que celui-ci vienne recouvrir la zone cicatricielle.
  • Expansion cutanée, grâce à des ballonnets gonflables placés sous la peau saine avoisinante et permettant de la distendre au fur et à mesure du gonflement (sur plusieurs semaines) afin d’utiliser l’excédent cutané ainsi obtenu lors de l’ablation des ballons pour recouvrir la zone cicatricielle.

Dans tous les cas, votre chirurgien vous expliquera quelle est la solution la mieux adaptée à votre cas personnel. Les consultations médicales sont réalisées au cabinet dans les locaux de l’ICEM (Institut de Chirurgie Esthétique).

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Type d’anesthésie et modalités d’hospitalisation

Type d’anesthésie :

Trois procédés sont envisageables pour la correction de cicatrice :

• Anesthésie locale pure, où un produit analgésique est injecté afin d’assurer l’insensibilité de la zone à opérer. C’est le cas le plus fréquent.

• Anesthésie « vigile » (Anesthésie locale approfondie par des tranquillisants), durant laquelle vous pouvez rester éveillé mais où vous serez relaxé et dont il peut résulter une certaine amnésie de l’intervention. Elle peut être préférée pour des raisons de confort personnel ou pour la réalisation de certains lambeaux complexes, en particulier sur la face. Ce type d’anesthésie est réalisée au bloc opératoire.

• Anesthésie générale classique, durant laquelle vous dormez complètement.

 

Modalités d’hospitalisation :

Les interventions de Dermato-Chirurgie de base, surtout si elles sont prévues sous anesthésie locale pure, ne nécessitent pas obligatoirement une hospitalisation et sont réalisées à la Clinique Saint Roch de Montpellier aux « soins externes ».

Si l’intervention est prévue sous anesthésie générale ou sous anesthésie vigile, elle sera alors réalisée au bloc opératoire classique de la Clinique Saint Roch (Montpellier) et le plus souvent en ambulatoire (sortie le jour même). L’hospitalisation traditionnelle, avec une nuit à passer sur place, est exceptionnelle pour ce type de chirurgie.

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Suites opératoires d’une correction de cicatrice

On peut éventuellement constater un certain inconfort avec une sensation de tension sur la cicatrice, mais de véritables douleurs invalidantes sont rares.

Les premiers jours après correction de cicatrice il faudra éviter de « forcer » sur la cicatrice. La prudence s’impose vis-à-vis des mouvements qui solliciteraient trop la zone opératoire.

Concernant l’évolution cicatricielle habituelle, il faut noter qu’initialement la cicatrice est souvent rouge ou rosée, puis qu’elle peut virer au brun et devenir fibreuse, indurée, avant de s’éclaircir et de s’assouplir après quelques semaines à quelques mois, le plus souvent en fait au-delà du troisième mois après l’intervention.

Pour en savoir plus sur cette intervention, consultez notre page Centre d’informations.

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